Les troubles du comportement alimentaire

petit personnage en origami face à une pomme géante entamée, image du rapport disproportionné à la nourriture

Date 2027 à venir

150 euros

Quels outils vous seront délivrés ?

Le rapport à la nourriture est le premier territoire sur lequel un enfant exerce un pouvoir. Manger, refuser, en reprendre : c’est là que se joue l’une des toutes premières expériences de contrôle sur sa propre vie. Il n’est pas étonnant que ce territoire redevienne central quand tout le reste échappe.

Un trouble alimentaire n’est pas d’abord un problème d’alimentation. C’est une réponse, souvent la seule disponible, à quelque chose qui n’a pas trouvé d’autre issue : une angoisse sans nom, un corps devenu inhabitable, une famille où la place manque, un traumatisme qui n’a jamais été dit. Le contrôle du corps devient le lieu où l’on reprend prise, ou l’anesthésie qui permet de tenir.

C’est pourquoi les approches centrées sur le comportement échouent si souvent. Demander à quelqu’un de manger normalement, c’est lui demander de renoncer à sa stratégie de survie avant de lui en avoir proposé une autre.

Ce que nous accompagnons, et ce que nous n'accompagnons pas

Cette journée porte sur les compulsions alimentaires, le grignotage émotionnel, l’hyperphagie, les régimes à répétition, l’obsession du contrôle et le rapport douloureux à l’image du corps. Ce sont des situations que vous rencontrez régulièrement en cabinet, et sur lesquelles l’hypnose conversationnelle est réellement efficace.

L’anorexie mentale et la boulimie ne relèvent pas de ce cadre. Ce sont des pathologies lourdes, à risque vital, qui exigent une prise en charge médicale spécialisée et pluridisciplinaire. Nous verrons comment les repérer et vers qui orienter, mais nous ne prétendrons pas vous former à les traiter en une journée.

Le corps, la honte et le secret

Trois particularités rendent cet accompagnement délicat.

Le corps est le lieu du symptôme, ce qui rend le travail psychocorporel précieux mais exigeant : proposer à quelqu’un de se centrer sur ses sensations corporelles n’est pas anodin quand ces sensations sont précisément ce qu’il fuit.

La honte est massive, souvent plus lourde que le comportement lui-même. Elle explique les années de silence avant une première consultation, et la fragilité des premières séances.

Et le secret organise le quotidien du patient, y compris avec vous. Les omissions et les rendez-vous manqués font partie du tableau, pas d’un manque de motivation.

Ce que vous saurez faire ensuite

  • repérer la fonction du comportement alimentaire avant de chercher à le réduire
  • travailler la honte et le secret sans les faire disparaître trop vite
  • désensibiliser les mémoires et les émotions qui déclenchent les compulsions
  • conduire un travail psychocorporel adapté, sans mise en danger
  • accompagner le rapport à l’image du corps et la reconstruction identitaire
  • reconnaître les signes d’une anorexie ou d’une boulimie et orienter sans tarder
  • travailler en complémentarité avec un médecin ou un diététicien

Cette formation vous intéresse ?

Cette formation n’a pas encore de date. Dites-nous qu’elle vous intéresse et nous vous préviendrons dès qu’une session s’ouvre.