Psychopathologie appliquée
Comprendre pour mieux accompagner
Quels outils vous seront délivrés ?
La psychopathologie s’apprend le plus souvent dans les livres, loin des situations où elle se joue. Or dans la réalité clinique, vous avez besoin d’autre chose : des repères clairs, des outils utilisables dès le lundi suivant, et une compréhension vivante des troubles psychiques.
Cette formation prend donc le chemin inverse du manuel. Elle part de cas rencontrés en salle d’urgence psychiatrique et en consultation, pour revenir ensuite aux structures qui permettent de les lire. L’approche est incarnée et ancrée dans le terrain, jamais abstraite.
Vous y travaillez les grandes organisations cliniques, névroses, psychoses et états limites. Non comme des catégories figées, mais comme des réalités humaines complexes, rencontrées chaque jour par ceux qui exercent.
Bibo Slayton exerce en psychiatrie adulte. Elle intervient aussi bien en contexte aigu, où l’urgence impose clarté et rapidité d’analyse, qu’en suivi classique, où l’écoute et la finesse clinique prennent le temps qu’il faut. Elle utilise l’HyCSI® auprès de patients parfois coupés du langage ou de la réalité, ce qui donne à ces quatre jours un ancrage rare.
Ce que ces quatre jours changent dans votre cabinet
Vous ne poserez pas de diagnostic, ce n’est pas votre fonction. Mais vous cesserez de travailler à l’aveugle. Reconnaître une structure vous dit à quel rythme avancer, quelle profondeur est supportable, quand une désensibilisation est prématurée, et quand il faut d’abord stabiliser. C’est la différence entre appliquer un protocole et conduire une thérapie.
Reconnaître ce qui dépasse le cadre de votre pratique
C’est la question que tout thérapeute finit par se poser devant un patient qui l’inquiète. Est-ce un trauma qui se manifeste bruyamment, ou autre chose ? Est-ce que je continue, est-ce que j’oriente, et vers qui ?
Y répondre suppose de savoir ce que l’on regarde. Un état dissociatif n’est pas une décompensation psychotique. Une hypervigilance post-traumatique n’est pas un trouble anxieux généralisé. Une labilité émotionnelle n’est pas nécessairement bipolaire. Ces distinctions ne s’improvisent pas, et les confondre conduit soit à laisser passer ce qui relève du médical, soit à médicaliser ce qui n’en relève pas.
Travailler avec une psychiatre, c’est disposer de ces repères sans avoir à faire médecine.
Pourquoi rouvrir la question du diagnostic
Beaucoup de patients arrivent avec une étiquette posée il y a dix ans, dans un contexte qui n’est plus le leur. Un diagnostic n’est pas une identité, c’est une hypothèse formulée à un moment donné, avec les éléments disponibles ce jour-là.
Savoir le relire, c’est parfois découvrir qu’un trouble bipolaire était une labilité post-traumatique, ou qu’une résistance au traitement tenait à autre chose. Ces quatre jours vous apprennent à interroger l’étiquette sans la contester frontalement, et à travailler avec le psychiatre plutôt que contre lui.
Le trauma sous les diagnostics
Un patient arrive rarement avec une étiquette juste. Il arrive avec un diagnostic posé il y a longtemps, un traitement qui l’accompagne depuis, et une histoire que personne n’a reprise depuis. Une part de ce qui se présente comme trouble constitué est en réalité du trauma non traité, qui a pris la forme que le cadre a bien voulu lui donner.
Savoir ce que prennent vos patients
Un patient sous traitement ne réagit pas comme un patient sans traitement. Un antidépresseur émousse l’accès aux émotions, un anxiolytique modifie la transe, un thymorégulateur change le rythme du travail. Ignorer ce que prend la personne en face de vous, c’est s’étonner d’un résultat qui s’expliquait très bien.
Ces journées font le point sur les grandes classes de psychotropes et leurs effets sur le travail hypnotique. Elles abordent aussi ce qui bouge actuellement en psychiatrie : le retour de l’électroconvulsivothérapie dans des indications précises, la stimulation magnétique transcrânienne, l’arrivée de l’eskétamine dans les dépressions résistantes, et les psychothérapies assistées par psychédéliques encore en évaluation. Vous n’aurez pas à les prescrire, mais vous recevrez des patients concernés, et il vaut mieux savoir de quoi il s’agit.
Ces journées seront consacrées à :
- Explorer les grandes structures cliniques (névroses, psychoses, états limites) à travers des cas concrets et des situations rencontrées en première ligne psychiatrique.
- Comprendre les dynamiques psychiques en jeu dans les urgences psychiatriques comme dans les suivis classiques, avec une approche vivante et accessible.
- Découvrir l’usage de l’hypnose HyCSI comme outil thérapeutique en contexte aigu et en séance, pour entrer en relation avec des patients en souffrance.
- Développer une posture clinique claire et ajustée, alliant finesse d’analyse, humanité et efficacité dans l’accompagnement des troubles psychiques.
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