La protection du thérapeute

Pour les dépositaires des secrets douloureux ...

figure en origami à l'intérieur d'une bulle irisée, image de la protection du thérapeute

Le 21 novembre 2027

150 euros

Quels outils vous seront délivrés ?

Être thérapeute, et plus encore lorsqu’on accompagne des personnes victimes de traumatismes lourds, est un travail profondément exigeant sur le plan émotionnel. Les récits de vie peuvent être bouleversants, les débordements d’émotions parfois difficiles à contenir, et l’impact psychique sur le professionnel ne doit jamais être sous-estimé.

Dans la pratique de l’hypnose conversationnelle stratégique, le ou la thérapeute est régulièrement amené·e à plonger dans les zones les plus sombres de l’histoire du patient, afin de l’aider à désensibiliser ses traumas. Pour descendre dans cette zone « boueuse » et souvent effrayante, il est bien sûr essentiel de protéger le patient, mais il est tout aussi crucial que le thérapeute se protège lui-même.

Car les risques sont bien réels : trauma vicariantcontretransfertempathie affective excessive… Autant de phénomènes qui peuvent entraîner le thérapeute dans une spirale émotionnelle, le rendant vulnérable face à la souffrance qu’il accompagne.

Certains patients vous usent plus que d'autres

Vous connaissez ce nom dans l’agenda qui vous fait soupirer avant même la séance. Celui qui vient faire valider son mal-être sans vouloir en sortir, celui qu’un tiers a envoyé et qui n’a rien demandé, celui qui vous teste en permanence, celui qui cherche une attestation plutôt qu’un accompagnement. La journée apprend à reconnaître ces configurations, non pour juger les patients, mais parce qu’on ne se protège pas de ce qu’on n’a pas nommé.

Écouter le récit d’un viol, d’un accident, d’une agression, c’est s’en fabriquer les images. Or le cerveau ne distingue pas nettement ce qu’il a vécu de ce qu’il s’est représenté. Vous pouvez développer à votre tour des cauchemars, des évitements, une hypervigilance, des images qui s’imposent à des moments incongrus. Ce n’est pas un manque de professionnalisme. C’est un mécanisme connu, décrit, et évitable pour peu qu’on sache comment il fonctionne.

Elle ne vient pas d’un récit précis mais de leur accumulation. Elle se manifeste par une lassitude profonde, un repli, une perte d’élan, parfois une perte d’empathie qui inquiète le thérapeute lui-même. Beaucoup la confondent avec un burn-out ou remettent en cause leur vocation. La distinguer change ce qu’on en fait.

Ce qui vient d'eux et ce qui vient de vous

Un patient qui vous épuise touche souvent quelque chose qui vous appartient. La journée vous fait examiner vos propres zones sensibles, celles qui se réveillent en séance sans que vous les ayez vues venir. C’est un travail sur soi autant qu’un apport technique.

Se protéger s'apprend

Il ne s’agit pas de moins ressentir, ni de mettre de la distance avec ses patients. Il s’agit de disposer de moyens concrets pour ne pas emporter chez soi ce qui appartient à la séance. La journée en propose plusieurs, à tester sur place et à adapter à votre pratique.

Cette journée sera consacrée à :

  • Identifier les dangers émotionnels liés à leur pratique,

  • Reconnaître les signes d’épuisement empathique,

  • Mettre en place des techniques de protection efficaces.

Ces techniques seront variées et adaptées à chaque sensibilité : stratégiquesphysiquesrituelleshypnotiques, voire spirituelles. Elles concerneront aussi bien le thérapeute que le lieu de soin, afin de créer un espace sécurisé et ressourçant.

Cette formation s’adresse aux hypnothérapeutespsychopraticien·nespsychologues, et à tout professionnel de l’accompagnement souhaitant préserver son intégrité émotionnelle tout en continuant à offrir une présence thérapeutique de qualité.