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Discriminations et violences basées sur le genre

Programme du certificat interuniversitaire posé devant un bâtiment institutionnel

Discriminations et Violences basées sur le genre

Aujourd’hui Absolem était en déplacement à Namur, pour intervenir à propos de l’hypnose, la manipulation et l’emprise dans le cadre du Certificat inter Haute Ecole / Université « Discriminations et Violences basées sur le genre  »  </div> <div class=

Comprendre les mécanismes des violences basées sur le genre

Intervenir sur des sujets aussi complexes que l’hypnose, la manipulation et l’emprise demande une rigueur absolue. Récemment en déplacement à Namur, Absolem a eu l’honneur de contribuer au Certificat inter Haute École / Université dédié aux violences basées sur le genre. Cette intervention souligne une nécessité clinique : comprendre comment les mécanismes de domination s’inscrivent dans la psyché et le corps des victimes.

Un cadre pour décoder l’emprise et le doute

Le premier pas vers la libération est la compréhension des mécanismes de l’emprise. Qu’elles soient physiques, psychologiques ou institutionnelles, ces violences visent à réduire l’autonomie de l’individu par des processus de manipulation souvent invisibles. Pour le thérapeute, il s’agit de repérer les traces de ces discriminations dans le récit clinique : une fatigue chronique liée à l’hypervigilance, un sentiment d’illégitimité persistant ou une dissociation face à des environnements perçus comme hostiles.

Offrir un éclairage sur ces processus permet de transformer la honte en une compréhension systémique. Ce n’est plus « moi le problème », mais « ce que j’ai subi dans ce contexte spécifique ». Cette nuance est le moteur essentiel de la résilience et de la reconstruction de la sécurité émotionnelle.

L’hypnose comme outil de réappropriation

Face aux traumas issus des discriminations et des violences, l’hypnose offre une voie privilégiée. Elle permet de travailler sur les mémoires sensorielles et de redonner de la souplesse là où le choc a créé une rigidité, voire une sidération. En tant que professionnels, notre rôle est de restaurer la souveraineté du patient sur son propre récit.

Réhabiliter la dignité demande de la rigueur, de l’élégance et une présence authentique. En nommant les mécanismes de manipulation pour ce qu’ils sont, nous ouvrons un espace où la guérison devient possible. C’est ainsi que nous permettons à chacun de retrouver son propre style de vie, solide, serein et libéré des entraves du passé.

Ce qu’en dit la littérature

Intervenir devant des professionnels sur ces questions suppose de s’appuyer sur des données solides. En voici quelques-unes, parmi les plus établies.

Sur l’ampleur d’abord. Les estimations de l’Organisation mondiale de la santé situent autour d’une femme sur trois la proportion de femmes ayant subi des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie, le plus souvent de la part d’un partenaire. Ce chiffre est stable d’une enquête à l’autre depuis une vingtaine d’années. Il ne décrit pas un phénomène marginal.

Sur le cadre ensuite. La Convention d’Istanbul, ratifiée par la Belgique en 2016, a introduit une idée qui structure aujourd’hui tout le champ : ces violences ne sont pas des accidents relationnels mais l’expression d’un rapport de domination. Elle impose aux États la formation des professionnels, ce qui explique la multiplication des certificats universitaires sur ces questions.

Sur la réaction des victimes enfin, et c’est probablement l’apport le plus utile en pratique. Une étude suédoise menée auprès de femmes consultant après une agression sexuelle a montré qu’une large majorité décrivait une immobilité involontaire pendant les faits, ce que les chercheurs nomment immobilité tonique. Ne pas se débattre est donc la réaction la plus fréquente, pas l’exception. Cette donnée contredit frontalement le sens commun, et le sens commun continue pourtant d’alimenter les soupçons.

Un concept ancien éclaire bien ce mécanisme. Le criminologue norvégien Nils Christie a décrit ce qu’il appelle la victime idéale, celle à qui la société accorde spontanément le statut de victime : faible, respectable, sans lien préalable avec l’agresseur, et ayant résisté. Toute personne qui s’écarte de ce portrait voit sa parole examinée au lieu d’être entendue. Or la grande majorité des situations réelles s’en écarte.

Ce que ces travaux ont en commun mérite d’être retenu. Ils déplacent la question. Elle n’est plus de savoir pourquoi une personne n’a pas réagi, mais de comprendre pourquoi nous attendions qu’elle réagisse. Ce déplacement est la condition d’un accueil correct, en clinique comme en justice. C’est le sens de nos interventions et de la formation Emprise et relations toxiques.

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