ABUS SEXUELS : COMPRENDRE, ACCOMPAGNER, RECONSTRUIRE

Le trauma, le judiciaire, le corps, les proches

crabe en origami noir sur fond clair, évoquant la menace tapie et le silence qui l'entoure

avec l’intervention de différents spécialistes du monde judiciaire, sexologue, médical, …

Du 19 au 21 mars 2027

400 euros

Quels outils vous seront délivrés ?

Un jour, en séance, quelqu’un le dit. Parfois après des mois, parfois à la première rencontre, parfois sans avoir prévu de le dire. Et ce qui s’ouvre à ce moment-là ne relève pas seulement de la clinique du trauma. Cela touche au judiciaire, au médical, à la sexualité, à la place des proches. Très peu de professionnels ont été formés à ce terrain, et l’inconfort du thérapeute devient alors un obstacle de plus pour le patient.

Comprendre pour pouvoir désensibiliser

Ces trois journées d’immersion couvrent le parcours entier, du trauma initial à la reconstruction, du dépôt de plainte à l’après-procès. Nous les construisons avec des intervenants issus des services spécialisés de la police et du parquet, du monde médical, de la sexologie et du secteur psychosocial. Non pour faire de vous des juristes ou des médecins légistes, mais parce qu’on ne peut pas désensibiliser correctement ce qu’on ne comprend pas. Chacune de ces étapes laisse ses propres empreintes sensorielles, ses propres protections dissociatives, ses propres impasses. Savoir comment elles se déroulent réellement, c’est savoir où chercher, quoi désensibiliser, et à quel moment mobiliser quelles ressources.

Les formes de violence et leur clinique

Nous aborderons les différentes formes de violences sexuelles et leurs effets spécifiques : le viol, les viols collectifs, l’inceste, la pédocriminalité, l’emprise, les violences conjugales, le viol comme arme de guerre. Chacune produit une clinique différente, et la stratégie thérapeutique ne peut pas être la même. 

Le parcours judiciaire, et ce qu'il fait au patient

Le parcours judiciaire sera expliqué de l’intérieur, par ceux qui le pratiquent : la plainte, l’audition, la question des preuves, la prescription, le procès, et ce qui vient après. Ce parcours est traumatogène en lui-même. L’audition rouvre, le classement sans suite fabrique de la rage dissociée, la prescription arrête le récit avant qu’il ait pu s’écrire, et l’acquittement peut détruire plus sûrement que l’agression. Comprendre ces mécanismes vous permet d’anticiper les reconnexions, de préparer votre patient avant une échéance et de le récupérer après, et de reconnaître ce qui relève d’une injustice réelle non reconnue plutôt que d’une distorsion à traiter. Nous verrons également les enjeux médicaux et médico-légaux, la question de la sexualité après l’abus, où le corps garde souvent la mémoire longtemps après que le récit s’est apaisé, et l’accompagnement des proches, conjoint, parents, fratrie, dont la sidération devient parfois le principal obstacle à la reconstruction du patient.

Le corps, la sexualité, les proches

Nous verrons également les enjeux médicaux et médico-légaux, la question de la sexualité après l’abus, où le corps garde souvent la mémoire longtemps après que le récit s’est apaisé, et l’accompagnement des proches, conjoint, parents, fratrie, dont la sidération devient parfois le principal obstacle à la reconstruction du patient.

Le travail hypnotique

Au cœur de ces trois journées, le travail hypnotique lui-même. Nous avancerons à partir de cas cliniques réels, déroulés et commentés, et de propositions concrètes de travail à emporter dans votre cabinet. Il n’y aura pas d’exercices pratiques entre participants, et ce choix est délibéré : sur ce sujet, la mise en situation réactive trop souvent les histoires personnelles présentes dans la salle. Le principe zéro terreur vaut aussi pour ceux qui se forment.

Nous verrons comment désensibiliser sans reviviscence et sans exposition directe, et comment travailler la honte, qui se loge dans le corps avant de se dire, la culpabilité de celui qui cherche encore ce qu’il aurait pu faire autrement, les amnésies traumatiques et la question délicate de ce qui remonte, la rage dissociée quand elle n’a trouvé aucun lieu où se déposer, et le vide identitaire qui apparaît une fois les mémoires apaisées. Pour chacune de ces situations, vous repartirez avec des propositions de travail hypnotique utilisables telles quelles, ainsi qu’avec les précautions liées à la suggestibilité, un point non négociable dès lors qu’une procédure judiciaire est en cours ou seulement possible.

Au terme de ces journées

Au terme de ces trois journées, vous serez capable d’accueillir un dévoilement sans le refermer, de situer votre patient dans son parcours judiciaire et médical pour anticiper ce qui va le traverser, de conduire un travail de désensibilisation adapté à la forme de violence subie, d’aborder la sexualité et la place des proches, de mobiliser les ressources là où la reconstruction bute, et de reconnaître vos propres limites.

Ces journées seront consacrées à :

  • reconnaître les différentes formes de violences sexuelles et la clinique spécifique de chacune
  • accueillir un dévoilement et poser le cadre des premières séances
  • comprendre le parcours judiciaire et médical pour anticiper ses effets traumatiques et y préparer votre patient
  • désensibiliser la honte, la culpabilité et les mémoires sensorielles sans reviviscence
  • accompagner les amnésies traumatiques et la rage dissociée
  • mobiliser les ressources et soutenir la reconstruction identitaire après l’apaisement
  • aborder la sexualité après l’abus et la sidération des proches
  • maîtriser les précautions liées à la suggestibilité en contexte judiciaire
  • repérer et respecter ses propres limites de thérapeute