Les processus addictifs

L'addiction n'est jamais le problème, mais le symptôme

origami blanc posé près d'une trace de poudre, image des processus addictifs

Le 05 décembre 2026

150 euros

Quels outils vous seront délivrés ?

L’addiction est un état de dépendance irrépressible qui crée un attachement nocif à une substance ou une activité. Bien qu’elle procure un plaisir temporaire, elle entrave la liberté d’action et altère profondément la qualité de vie.

Elle se manifeste par l’incapacité à résister à la consommation, même en ayant conscience des conséquences négatives. Ce phénomène est lié à la vulnérabilité du cerveau face aux signaux de plaisir envoyés par certains neurotransmetteurs. Ainsi, les comportements compulsifs peuvent concerner non seulement des produits (tabac, sucre, alcool), mais aussi des activités telles que le jeu, le sexe, le sport ou le shopping.

Parce que l’addiction est un processus complexe et global, il est essentiel de l’aborder dans son environnement interactionnel. Traiter une addiction isolée, sans prendre en compte le système dans lequel elle s’inscrit, expose à des déplacements de symptômes, même lorsque les traumatismes ont été pris en charge.

Grâce à l’hypnose, nous explorerons les origines inconscientes des comportements addictifs, en lien avec les traumatismes et les souffrances profondes. Cette approche permet de reprendre le contrôle sur les mécanismes inconscients et d’initier un changement durable.

Enfin, nous verrons comment mettre en place des stratégies concrètes et systémiques en dehors des séances, afin d’accompagner les personnes dans leur quotidien face aux comportements les plus difficiles à gérer.

Ce que l'addiction rend supportable

Personne ne devient dépendant par goût du produit. On le devient parce que quelque chose est devenu invivable et qu’un moyen a été trouvé de le rendre supportable. L’alcool éteint une angoisse, la nourriture comble un vide, l’écran occupe l’espace où reviendraient les pensées, le jeu procure enfin une sensation d’exister.

Vue ainsi, l’addiction cesse d’être un défaut de volonté. Elle devient une solution, coûteuse mais efficace, à un problème qui n’a pas trouvé d’autre issue. Et tant qu’on la traite comme le problème, on demande au patient de renoncer à ce qui le tient debout, sans rien lui proposer à la place.

C’est ce qui explique la plupart des échecs d’accompagnement, et la culpabilité qui les accompagne des deux côtés du fauteuil.

Travailler avant l'arrêt

Beaucoup de dispositifs exigent l’abstinence comme condition d’entrée. Nous faisons l’inverse : le travail commence là où en est le patient, y compris s’il consomme encore, parce que c’est précisément ce qui rend l’arrêt possible ensuite.

Nous verrons comment identifier la fonction du produit ou du comportement, ce qu’il permet d’éviter, à quel moment il est apparu et ce qui se passait alors. Puis comment désensibiliser les mémoires qui alimentent le besoin, sans reviviscence, dans le respect du principe zéro terreur.

L’arrêt devient alors une conséquence plutôt qu’un préalable.

Ce que vous saurez faire ensuite

  • recevoir quelqu’un qui consomme encore, sans lui poser d’ultimatum
  • repérer ce que l’addiction protège, et le nommer sans le retirer trop tôt
  • désensibiliser les mémoires qui alimentent le besoin, sans reviviscence
  • accompagner la reconstruction quand le produit n’occupe plus la place
  • accueillir la rechute comme une information clinique plutôt que comme un échec
  • reconnaître les situations qui relèvent d’un cadre médical