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Hypnose et blocages inconscients

Rondelles d'oignon rouge en forme de cœur, image des couches de l'inconscient

Pourquoi la thérapie par l'hypnose permet de lever les blocages inconscients

Les personnes qui me demandent un rendez-vous ont souvent un long parcours thérapeutique derrière elles : « Cela fait des années que je vais chez des psys, ça va beaucoup mieux, mais il reste comme quelque chose qui bloque », petite phrase qui s’accompagne parfois du « vous êtes mon dernier espoir ». J’en profite alors toujours pour faire un peu d’humour sur la pression que cette attente me met (l’humour est dans l’ADN de l’hypnose conversationnelle HyCSI®, il protège de la peur et renforce l’alliance thérapeutique) et pour rappeler que le parcours que nous allons faire ensemble est un travail d’équipe, pas un miracle.


Lors de l’anamnèse, ces mêmes personnes me disent tout aussi souvent : « j’ai déjà beaucoup travaillé cette relation, cet accouchement difficile, ce deuil, cette partie traumatique de ma vie et c’est ok, je n’en souffre plus. »
Mais ce qui semble résolu consciemment, ne l’est pas nécessairement au niveau inconscient et lorsque je vérifie ce qu’il en est en hypnose, il arrive qu’une émotion puissante émerge et déclenche une forme de désespoir chez le.la patient.e. : « mais, j’ai déjà tellement travaillé cela, pourquoi est-ce que ça me submerge à nouveau autant, ces années de thérapie n’ont servi à rien ? »


C’est alors le moment d’expliquer et de rassurer : « s’engager dans une thérapie permet d’enlever petit à petit toutes les couches de ce qui coince, freine, empêche d’être pleinement soi. On pourrait imaginer que c’est un peu comme si on enlevait l’une après l’autre les couches d’un oignon. Grâce au psychothérapies basées sur la parole vous avez enlevé toutes les couches conscientes et vous voilà arrivé.e au cœur, ce qui reste encore imprimé au niveau inconscient. Cette partie-là n’est accessible qu’une fois en état modifié de conscience, l’hypnose étant le bon ascenseur pour atteindre cet étage-là. »


La méthode HyCSI® permet alors une désensibilisation profonde de ce « noyau », mais aussi une mise en perspective qui ouvre les portes d’une reconstruction identitaire puissante.


Bérangère Lhomme – Absolem Formations 

Pour aller plus loin

La phrase revient dans tous les cabinets. J’en ai déjà beaucoup parlé, je n’en souffre plus, et pourtant quelque chose bloque. Elle mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle n’est pas une contradiction.

Nos souvenirs ne sont pas rangés au même endroit. Il y a d’un côté la mémoire dont on peut parler, celle des faits, des dates, du récit qu’on a fini par construire. Il y a de l’autre une mémoire implicite, faite de sensations, de réflexes et d’états corporels, qui fonctionne sans passer par les mots. Les deux se constituent en parallèle et ne se mettent pas à jour ensemble.

C’est exactement ce que décrivent ces patients. Le récit a été travaillé, compris, replacé dans son contexte. Il ne fait plus mal à raconter. Mais la charge sensorielle, elle, n’a jamais été approchée. Elle reste disponible, intacte, et elle se manifeste par des voies indirectes. Une fatigue qui ne cède pas. Une réaction disproportionnée devant une situation anodine. Un blocage tenace dont on ne trouve pas l’origine.

Une année de psychothérapie peut donc être parfaitement réussie et laisser cette part-là entière. Ce n’est pas un échec de l’approche précédente, et nous y tenons beaucoup. Un patient qui arrive chez nous après dix ans de travail n’a pas perdu dix ans. Il arrive avec une compréhension, une capacité de mise en mots et une alliance possible qui rendent le travail hypnotique bien plus rapide.

Ce que l’hypnose ajoute n’est donc pas une profondeur supplémentaire, c’est un autre canal. Elle s’adresse à la mémoire par le sensoriel, là où elle s’est inscrite, et non par l’explication. C’est aussi pourquoi une séance peut paraître déconcertante à quelqu’un d’habitué à l’analyse. On y parle peu de causes et beaucoup de perceptions.

Un dernier mot sur cette formule, vous êtes mon dernier espoir. Elle est lourde à porter, et l’humour qui la désamorce n’est pas une coquetterie. Il fait deux choses à la fois. Il retire au thérapeute un pouvoir qu’il n’a pas, et il rend au patient sa place d’acteur. Personne ne guérit personne. On travaille à deux, et c’est précisément ce qui rend le résultat solide. C’est le principe de la méthode HyCSI®, transmis dans la formation de base.

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