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Hypnose et Maternité : de la fertilité au deuil

Illustration d'un bébé lové dans une sphère cosmique lumineuse

Accompagner la maternité avec l’hypnose: fertilité, grossesse, accouchement et deuil

Depuis avant la conception à la naissance en passant par la grossesse, à tout moment l’hypnose peut aider de façon très efficace.

Lorsqu’il n’y a aucun problème de fertilité, elle aide à déceler et lever les blocages inconscients (dont la peur si fréquente d’être une mauvaise mère), mais aussi à stimuler l’ovulation et à préparer « le petit nid » dans les parois de l’utérus.

Lorsque qu’il faut passer par une PMA , l’hypnose favorise et accompagne le traitement tout en permettant à la future maman de mieux vivre les interventions médicalisées.

Lorsque la grossesse est en route l’hypnose renforce le lien entre la maman et le fœtus et est très utile lorsqu’il y a un risque d’accouchement prématuré (grâce à la symbolisation on aide le corps de la future maman a, notamment, resserrer le col de l’utérus ), lorsque le bébé se présente en siège on peut l’aider à se positionner tête en bas, il m’est aussi arrivé d’accompagner des futures mamans à risque de prééclampsie à vivre une grossesse et un accouchement tout à fait normaux en les aidant à reprendre le contrôle de l’hypertension…

Et puis bien sûr, l’hypnose permet de préparer au mieux l’accouchement qu’il soit prévu par voie basse ou par césarienne, tout en favorisant la montée de lait si l’allaitement est désiré.

Enfin, parce que tout ne se passe pas toujours comme on l’aurait espéré, l’hypnose est un outil essentiel pour désensibiliser les traumas en lien avec la maternité et particulièrement le deuil périnatal.

Chez Absolem nous donnons beaucoup d’importance à cet accompagnement -là aussi bien auprès des futures mamans que des futurs papas souvent « oubliés » durant cette période à la fois merveilleuse et complexe.

Bérangère Lhomme – Absolem Formations

Pour aller plus loin

Il y a dans ce parcours une zone dont on parle peu, et c’est peut-être celle qui demande le plus au thérapeute. Le deuil périnatal.

Une fausse couche précoce est traitée socialement comme un incident. On dit que c’était tôt, que ça arrive souvent, qu’il faudra réessayer. Tout cela est statistiquement exact et humainement dévastateur. La femme, elle, a perdu un enfant qu’elle avait déjà prénommé en pensée, dont elle avait imaginé le visage et la chambre. Le décalage entre l’ampleur de la perte et la discrétion de la reconnaissance sociale porte un nom. On parle de deuil non reconnu, ou de deuil privé de droits. Il complique considérablement le processus, parce qu’il prive la personne de ce qui répare le mieux : être vue en train de perdre.

Le travail thérapeutique commence souvent là. Non pas à consoler, mais à autoriser. À dire qu’un chagrin de cette taille est légitime, même sans corps, même sans date, même sans photo. Beaucoup de femmes découvrent en séance qu’elles s’étaient interdit leur propre peine.

Le parcours de PMA mérite lui aussi d’être développé. Il impose une chose particulière : une dépossession progressive du corps. Le calendrier n’appartient plus à personne. Les gestes intimes deviennent médicaux, chronométrés, évalués. L’espoir se règle sur des résultats d’analyses, mois après mois. Ce n’est pas un traumatisme au sens classique, mais l’usure y ressemble beaucoup. Fatigue, hypervigilance, sentiment d’échec personnel devant un phénomène biologique.

C’est pourquoi nous restons prudents sur la formulation des objectifs. L’hypnose n’a pas à promettre une grossesse. Une telle promesse ajouterait un échec de plus à qui en collectionne déjà. Ce qu’elle peut offrir se situe ailleurs, et ce n’est pas mince. Reprendre une place dans son propre corps. Retrouver du repos là où tout est devenu contrôle. Redevenir sujet dans un parcours qui transforme en dossier.

Une remarque enfin sur les grossesses qui suivent une perte. Elles sont rarement vécues comme les autres. L’attachement s’y installe avec une prudence défensive, comme si aimer trop tôt exposait à souffrir davantage. Certaines femmes traversent neuf mois sans oser se réjouir. Nommer ce mécanisme le désamorce souvent à lui seul. Il n’a rien d’un manque d’amour, c’est une protection, et elle peut se déposer doucement. Ces situations sont travaillées dans la formation Autour de la maternité.

Absolem Formations