Offrir la paix intérieure : quand l’hypnose accompagne la fin de vie
Merci à la Fondation Ginette Louviaux et aux Fédérations Wallonne et Bruxelloise des soins palliatifs pour ce beau retour et cette merveilleuse formation
« Au nom de la Fondation Ginette Louviaux et des Fédérations wallonne et bruxelloise de soins palliatifs, un grand merci à Sandra Depasse d’Absolem Formations pour la qualité de son enseignement, sa gentillesse et son implication. La trentaine de psychologues et d’infirmières qui se sont inscrites à sa formation en hypnose sont effectivement ravies du parcours qu’elles ont suivi avec elle. Les voilà aujourd’hui doté.e.s d’un nouvel outil dans le cadre de leur accompagnement des personnes en fin de vie. Nul doute, à voir leur enthousiasme, qu’ils et elles en feront bon usage. Bonne pratique à chacun et chacune d’entre eux/elles. »
Pascal André
Fondation Ginette Louviaux
Notre regard sur ce sujet
Enseigner l’hypnose à des soignants de soins palliatifs déplace la question du soin. Ces professionnels ne viennent pas chercher un outil pour guérir. Ils savent que ce qu’ils accompagnent ne guérira pas. Ce qu’ils cherchent est plus difficile à nommer. Une manière de rester présents sans se retirer, et sans s’effondrer.
L’hypnose ne prolonge aucune vie et ne promet rien de tel. Ce qu’elle modifie, c’est le rapport au temps qui reste. Une personne alitée, épuisée, dont le corps ne répond plus, garde presque toujours sa capacité à imaginer. Elle peut encore sentir un souffle d’air, entendre une voix aimée, retrouver une odeur d’enfance. Cette part-là ne s’éteint pas la première. Elle demeure disponible très tard, parfois jusqu’aux derniers jours.
Nous parlons de perceptions sensorielles de la mémoire. En fin de vie, elles deviennent un territoire d’accueil. Le patient n’est plus seulement un corps douloureux dans une chambre. Il redevient, quelques minutes, quelqu’un qui a marché, aimé, travaillé, ri. Ces minutes ne sont pas une évasion hors du réel. Elles rendent à la personne une identité que la maladie avait lentement grignotée.
Il y a aussi la douleur, qui n’est jamais uniquement physique. Elle se mêle à l’angoisse, à la peur d’étouffer, à l’attente d’un soin, à la nuit qui n’en finit pas. L’hypnose conversationnelle travaille cette épaisseur-là. Elle ne remplace aucun traitement et ne prétend pas le faire. Elle accompagne la manière dont la souffrance est traversée, ce qui n’est pas la même chose.
Et puis il y a le troisième bénéficiaire, celui dont on parle le moins. Le soignant. Accompagner des morts successives use silencieusement. On tient, on fait bien son travail, et un jour on ne dort plus. L’hypnose offre ici quelque chose de rare. Elle donne au professionnel un savoir-faire là où il ne se sentait qu’impuissant. Elle lui donne aussi des outils de protection pour lui-même, ce qui n’est pas un luxe.
Ce que nous observons en formation revient toujours au même point. Ce n’est pas la technique qui change la fin de vie. C’est la qualité de présence qu’elle rend possible. Un soignant qui sait quoi faire de ses mots cesse de fuir la chambre. Il s’assied. Il reste. Et cela, le patient le sent avant toute induction. Nous approfondissons ce travail dans la formation Deuil et fin de vie.
Absolem Formations
