HyCSI®
Hypnose Conversationnelle
Stratégique et Intégrative
Une méthode d’hypnose conversationnelle créée pour accompagner les mémoires traumatiques et les blessures émotionnelles. Conçue par Sandra Depasse et Bérangère Lhomme, à partir de plus de quinze ans de pratique clinique sur le terrain.
Hypnose Conversationnelle
Stratégique et Intégrative
Une méthode d’hypnose conversationnelle créée pour accompagner les mémoires traumatiques et les blessures émotionnelles. Conçue par Sandra Depasse et Bérangère Lhomme, à partir de plus de quinze ans de pratique clinique sur le terrain.
Ce que veut dire « conversationnelle »
Dans l’image que la plupart des gens ont de l’hypnose, le patient s’installe, ferme les yeux, et le thérapeute parle. C’est l’inverse ici. Le patient parle, il décrit, il corrige, il refuse une proposition et en amène une autre. Il ne quitte jamais la conversation, et c’est précisément ce qui le protège.
Un patient qui parle est un patient qui garde la main. Il peut dire que c’est trop, s’arrêter, revenir. Cette possibilité change tout dans le travail avec des mémoires traumatiques, où le risque n’est jamais l’échec, mais l’excès.
Concrètement, cela veut dire qu’aucune séance ne ressemble à la précédente, et qu’il n’y a rien à réciter. C’est plus exigeant à apprendre qu’un protocole, et infiniment plus solide en cabinet.
Zéro terreur
C’est la règle qui traverse les trois niveaux, et la seule qui ne souffre aucune exception : on ne fait jamais revivre à quelqu’un ce qu’il a subi.
La mémoire traumatique ne se range pas comme un souvenir ordinaire. Elle reste sous forme de perceptions sensorielles, une odeur, une lumière, une sensation dans le corps, qui se réactivent sans prévenir. Le travail consiste à désensibiliser ces perceptions, pas à replonger le patient dedans. Faire raconter en détail, faire revoir la scène, chercher l’émotion forte : ce sont des pratiques répandues, et elles laissent des dégâts.
Vous apprendrez à travailler à distance, par les protections dissociatives que le psychisme a lui-même fabriquées. Ce sont elles qui rendent le travail possible, et non l’inverse.
Les trois niveaux
Niveau 1 :
Désensibiliser
Désensibiliser les mémoires traumatiques sur toutes les perceptions sensorielles de la mémoire, sans reviviscence. Utiliser les protections dissociatives comme alliées thérapeutiques. Travailler avec la douleur chronique et psychosomatique.
Niveau 2 :
Renaître à soi
Accompagner la reconstruction identitaire après la désensibilisation. Retrouver une identité propre, hors de l’identité traumatique. Travailler les trois systèmes identitaires : de soi à soi, de soi aux autres, de soi au monde.
Niveau 3 :
Le corps conscient
Associer le travail en état de conscience modifié à une approche corporelle. Libérer les empreintes traumatiques inscrites dans le corps. Réguler le système nerveux autonome. S’ouvrir aux expériences extraordinaires.
Stratégique, et intégrative
Stratégique, parce qu’on ne fait pas d’hypnose pour faire de l’hypnose. Chaque séance vise une cible, choisie à partir de ce que le patient amène et de ce que sa protection permet à ce moment-là. On sait pourquoi on entre, et à quoi on saura qu’on peut sortir.
Intégrative, parce que la méthode ne se contente pas d’éteindre un symptôme. Une fois les mémoires apaisées, il reste quelqu’un qui s’est construit autour d’elles, et qui ne sait pas encore qui il est sans. C’est le travail du deuxième niveau, et c’est souvent celui qui compte le plus.
Ce qui distingue l'HyCSI®
Une hypnose active où le patient parle, participe et garde le contrôle. Pas de scripts, pas de protocoles figés. Une protection constante contre la reviviscence: le thérapeute ne provoque jamais ce qu’il ne peut pas contenir. Et une vision globale qui ne s’arrête pas à la désensibilisation : tant que l’identité n’est pas reconstruite et que le corps n’est pas libéré, le travail n’est pas terminé.
Une méthode née de la clinique, pas d'un manuel
L’HyCSI® prolonge la Psychothérapie du Trauma Réassociative de Gérald Brassine, où Sandra Depasse et Bérangère Lhomme ont enseigné de 2013 à 2021. Elles en gardent le socle, la désensibilisation douce des perceptions sensorielles de la mémoire, et y ajoutent ce que le terrain a rendu nécessaire : la reconstruction identitaire, le travail psychocorporel et une attention à ce qui se joue dans le lien.
Elle continue d’évoluer. Ce qui est enseigné aujourd’hui a été éprouvé en cabinet, corrigé, parfois abandonné. C’est une méthode vivante, et les personnes formées en bénéficient au fil des mises à jour.
Intégrative, parce que la méthode ne se contente pas d’éteindre un symptôme. Une fois les mémoires apaisées, il reste quelqu’un qui s’est construit autour d’elles, et qui ne sait pas encore qui il est sans. C’est le travail du deuxième niveau, et c’est souvent celui qui compte le plus.
Pour aller plus loin
L’HyCSI® est une méthode structurée, documentée et enseignée dans un cadre rigoureux. Pour découvrir ses fondements, son histoire, sa gouvernance et le parcours complet de certification, rendez-vous sur le site institutionnel de la méthode. Pour l’apprendre et la pratiquer, tout commence par la formation de base HyCSI®.
Trois textes prolongent cette page. Le premier détaille le cadre thérapeutique qui rend la désensibilisation possible sans reviviscence. Le deuxième raconte la méthode appliquée après l’attentat de Maelbeek. Le troisième explique, par la cicatrice de l’arbre, pourquoi le psychisme isole une blessure avant de pouvoir la réparer.
