CONTES, HISTOIRES ET MÉTAPHORES THÉRAPEUTIQUES
Co-construire l'image plutôt que réciter l'histoire
Quels outils vous seront délivrés ?
C’est probablement l’outil le plus utilisé et le moins maîtrisé de toute la pratique hypnotique. Tout le monde fait des métaphores. Nous en faisons dans la vie courante sans y penser, en avoir plein le dos, être sur les genoux, avoir la mémoire d’un poisson rouge. Mais entre une image qui tombe juste et une histoire plaquée sur un patient qui l’écoute poliment, il y a un monde, et ce monde est fait de technique.
Dans l’hypnose ericksonienne classique, la métaphore est un protocole. Un texte répertorié par problématique, que le thérapeute lit pendant que le patient, immobile et silencieux, est censé recevoir. Ce n’est pas notre façon de travailler. En HyCSI®, la métaphore se co-construit. Le patient parle, réagit, corrige, ajoute son propre décor, refuse une proposition et en amène une autre. Il devient acteur de l’image plutôt que spectateur de la vôtre. C’est ce qui fait la différence entre une jolie histoire et un travail thérapeutique.
Pourquoi la métaphore fonctionne
Ces deux journées vous apprennent à fabriquer cet outil plutôt qu’à l’emprunter. Nous verrons pourquoi la métaphore fonctionne : elle se superpose à la réalité du patient, crée une abstraction et une dissociation, et permet d’aborder par le côté ce qui ne peut pas encore être regardé de face. C’est un instrument de mise à distance, au même titre que ceux que vous connaissez déjà, et il obéit aux mêmes règles de sécurité et au même principe zéro terreur.
Construire plutôt qu'emprunter
Vous apprendrez à travailler la construction concrète : l’isomorphisme, c’est à dire la manière dont l’histoire épouse la structure du problème sans jamais le nommer, l’intention thérapeutique posée avant de commencer, la mise en scène, le choix des éléments, et surtout la conclusion, qui est l’endroit où la plupart des métaphores échouent. Nous distinguerons la métaphore, qui se déploie comme un récit, de la métaphorette, cette anecdote de quelques phrases souvent plus efficace parce qu’elle passe sous le radar du mental. Nous verrons aussi où la placer dans la séance, comment faire parler le patient à l’intérieur d’elle, et comment s’en servir pour ancrer le travail dans la continuité, entre deux séances, quand vous n’êtes plus là.
Le format est expérientiel. Nous partirons de cas cliniques réels, vous construirez vos propres métaphores, vous les testerez, et nous les reprendrons ensemble pour voir ce qui accroche et ce qui glisse. Vous repartirez avec vos textes, une trame de construction réutilisable, et surtout avec le réflexe : celui de saisir l’image que votre patient vient de vous donner sans s’en rendre compte, et d’en faire quelque chose.
Deux jours de pratique
Le format est expérientiel. Nous partirons de cas cliniques réels, vous construirez vos propres métaphores, vous les testerez, et nous les reprendrons ensemble pour voir ce qui accroche et ce qui glisse. Vous repartirez avec vos textes, une trame de construction réutilisable, et surtout avec le réflexe : celui de saisir l’image que votre patient vient de vous donner sans s’en rendre compte, et d’en faire quelque chose.
Ces journées seront consacrées à :
- comprendre le mécanisme de la métaphore : abstraction, dissociation et mise à distance
- distinguer la co-construction métaphorique HyCSI® du protocole métaphorique classique
- construire une métaphore isomorphe à partir de la problématique réelle du patient
- travailler l’intention, la mise en scène et la conclusion, là où se joue l’efficacité
- utiliser la métaphorette, l’anecdote courte, dans le fil de la conversation
- repérer et utiliser les images que le patient amène spontanément
- rendre le patient acteur à l’intérieur de sa propre métaphore
- ancrer le travail entre les séances par la suggestion et l’image
- adapter l’outil aux différentes problématiques cliniques rencontrées en cabinet
Pour mieux comprendre de quoi on parle ...
Le kintsugi : la réparation qui refuse de se faire oublierOn a beaucoup abîmé le kintsugi à force de le citer. Il est devenu le mot de passe d'une sagesse facile, celle...
La chrysalide : ce qui attendait en nous sans avoir jamais serviNous aimons le mot transformation. Il est doux, il ne blesse personne, il promet sans engager. On s'en sert pour dire qu'une...
La résonance sympathique : ce qui vibre en nous sans avoir été touchéPosez deux guitares côte à côte, accordées de la même façon. Pincez une corde sur la première. Approchez l'oreille de la seconde,...