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« Je n’en peux plus de toute cette agressivité… »

Éponge naturelle beige photographiée sur fond noir

"Je n’en peux plus de toute cette agressivité…"

Je n’en peux plus de toute cette agressivité…

Je me sens totalement inadaptée à ce monde…
C’est comme si cette haine ambiante me prenait toute mon énergie…
La plupart des personnes qui viennent me voir en séance sont des hypersensibles. Telles des éponges ils et elles absorbent tout puissance mille : les sons, les lumières, les odeurs, les sensations corporelles, mais aussi les énergies des gens et des lieux. Une journée à l’extérieur (transport en commun, socialisation au travail ou ailleurs) les fracasse. L’impression d’un envahissement permanent. Et quand, parfois, ils et elles essayent d’échapper au monde extérieur en plongeant dans leur téléphone, la violence des réseaux sociaux les pulvérise.
Le seul répit est dans le repli. Les moments de solitude deviennent une nécessité absolue que les autres ne comprennent pas. A l’épuisement de « l’éponge », il faut souvent ajouter celui de devoir toujours tout le temps expliquer pourquoi on fonctionne différemment. Et puis, enfin, cette capacité à ressentir tout puissance mille favorise et augmente malheureusement aussi l’empreinte des traumas…
Dans le cadre de nos séances, l’hypnose conversationnelle stratégique intégrative HyCSI®, permettra de désensibiliser les traumas bien sûr, mais aussi d’apprendre à mieux se protéger des agressions extérieures. Chaque personne étant unique, nous irons ensemble à la recherche de ce qui lui convient le mieux : s’anesthésier émotionnellement, imaginer sa propre protection (bulle colorée, creux d’un arbre, champ énergétique particulier, se créer un espace intérieur ressourçant), apprendre enfin à « nettoyer l’éponge » de tout ce qu’elle a absorbé et qui ne lui appartient pas.
Nous irons également nous occuper des agressions intérieures que s’infligent si souvent les hypersensibles : adoucir la culpabilité de ne pas « être comme les autres » pour mieux accepter et exploiter cette belle différence.
Car tout ressentir est aussi une incroyable compétence !
 
Bérangère Lhomme – Absolem formations

Pour aller plus loin

Il y a une distinction que nous prenons le temps de poser en formation, parce qu’elle change toute la suite du travail. L’hypersensibilité n’est pas l’hypervigilance.

L’hypersensibilité est une manière de fonctionner. Le système perçoit plus finement, traite plus profondément, réagit plus longtemps. Elle est présente tôt, elle est stable, elle n’est pas une blessure. Elle coûte de l’énergie, elle donne aussi une qualité de perception dont beaucoup de métiers de soin dépendent entièrement.

L’hypervigilance, elle, est une conséquence. C’est un système d’alarme resté allumé après un danger. Elle scrute, elle anticipe, elle lit les visages pour détecter la menace avant qu’elle arrive. De l’extérieur, les deux se ressemblent beaucoup. La personne est épuisée par le bruit, la foule, les tensions du groupe. De l’intérieur, ce n’est pas du tout la même chose. L’une perçoit, l’autre surveille.

Pourquoi cela compte-t-il autant ? Parce que l’hypervigilance se traite et l’hypersensibilité ne se traite pas. Vouloir désensibiliser un trait de fonctionnement revient à demander à quelqu’un d’être moins lui-même. Vouloir laisser en place une alarme traumatique revient à abandonner la personne à son épuisement. La plupart des adultes qui consultent portent les deux, mélangées depuis si longtemps qu’elles semblent une seule chose. Démêler les deux est souvent le premier soulagement de la thérapie.

Il reste ensuite la question des frontières. Le mot éponge dit bien l’expérience, et il dit aussi le problème. Une éponge n’a pas d’enveloppe. Ce que nous travaillons n’est pas la réduction du ressenti, c’est la construction d’une limite entre ce qui vient de soi et ce qui vient de l’autre. Beaucoup de personnes hypersensibles n’ont jamais appris à faire cette distinction, parce qu’on leur a demandé très tôt de sentir l’humeur des adultes autour d’elles.

Un dernier mot sur le repli. Il est souvent perçu comme un symptôme à corriger, y compris par la personne elle-même, qui s’en veut de ne pas tenir le rythme des autres. C’est une lecture coûteuse. Le retrait est une récupération, pas un évitement, tant qu’il reste choisi et qu’il ramène ensuite vers le monde. Le distinguer d’un isolement qui s’installe fait partie du travail. Le sujet rejoint celui de l’invalidation du ressenti, que beaucoup de ces patients ont connue toute leur vie.

Absolem Formations