Glossaire: Les mots de l'HyCSI®

L’hypnose conversationnelle et le travail avec les mémoires traumatiques utilisent un vocabulaire spécifique. Ce glossaire est là pour clarifier les termes que vous rencontrerez sur notre site, dans nos formations et dans la pratique clinique.

Glossaire: Les mots de l'HyCSI®

L’hypnose conversationnelle et le travail avec les mémoires traumatiques utilisent un vocabulaire spécifique. Ce glossaire est là pour clarifier les termes que vous rencontrerez sur notre site, dans nos formations et dans la pratique clinique.

Le lien de confiance et de sécurité construit entre le thérapeute et le patient. En HyCSI®, l’alliance thérapeutique est considérée comme le premier outil du thérapeute; sans elle, aucune technique ne fonctionne.

Le lien affectif primaire qui se construit entre l’enfant et ses figures de soin. Sa qualité façonne durablement la manière d’entrer en relation, de se sentir en sécurité et de réguler ses émotions. En HyCSI®, les blessures d’attachement sont abordées comme des mémoires sensorielles précoces, souvent antérieures au langage.

Capacité du patient à réguler ses propres états émotionnels et corporels de manière autonome. L’objectif de l’accompagnement HyCSI® est de faciliter le passage de la co-régulation (régulation par le lien avec le thérapeute) à l’auto-régulation.

Processus par lequel le thérapeute, par sa présence, sa voix et sa posture, aide le patient à réguler ses états émotionnels. C’est le socle du travail en HyCSI® avant que le patient ne développe sa propre capacité d’auto-régulation.

La capacité du thérapeute à accueillir et contenir les émotions du patient sans être submergé ni les renvoyer. En HyCSI®, le thérapeute est formé à être ce contenant — un espace sûr où le patient peut déposer ce qu’il porte.

L’ensemble des réactions émotionnelles que le patient suscite chez le thérapeute : agacement, lassitude, envie de sauver, attirance, ennui. Ces réactions ne sont pas des fautes, elles sont des informations cliniques. Les repérer permet de distinguer ce qui appartient au patient de ce qui appartient au thérapeute.

Processus thérapeutique visant à réduire la charge émotionnelle associée à un souvenir traumatique. En HyCSI®, la désensibilisation se fait sans reviviscence, en utilisant les protections dissociatives du patient comme alliées thérapeutiques.

Ce qui se transmet d’une génération à l’autre sans jamais être dit. Secrets, deuils non faits, loyautés invisibles et gestes répétés traversent les familles et s’inscrivent dans le corps des descendants. En HyCSI®, le travail consiste à distinguer ce qui appartient à la personne de ce qu’elle porte pour d’autres.

Mécanisme naturel de protection psychique face à un événement insupportable. Terme venant de la PTR.

En HyCSI®, les dissociations ne sont pas des symptômes à supprimer, elles sont des alliées thérapeutiques utilisées pour permettre au patient de travailler ses mémoires traumatiques en toute sécurité.

Les déséquilibres qui traversent un système familial ou institutionnel plutôt qu’un individu isolé. Le symptôme d’une personne y remplit souvent une fonction pour l’ensemble du groupe. L’enfant est fréquemment celui qui révèle ces tensions, sans en être la cause.

Une émotion fondamentale, universelle et nécessaire à la survie : la peur, la colère, la tristesse, la joie, le dégoût, la surprise. En HyCSI®, l’objectif n’est jamais de faire disparaître une émotion primaire mais de la rendre ajustée à la réalité présente.

Une émotion qui surgit sans cause identifiable dans le présent. La personne ressent une tristesse, une peur ou une colère qu’elle ne parvient à relier à rien. Ces émotions signalent souvent une mémoire ancienne restée sensorielle, parfois héritée d’une génération précédente.

La capacité à ressentir l’émotion d’autrui comme si elle était la sienne. Précieuse dans la relation thérapeutique, elle devient un risque lorsqu’elle n’est plus régulée : le thérapeute absorbe alors la souffrance qu’il accompagne. Elle se distingue de l’empathie cognitive, qui comprend sans éprouver.

L’ensemble des sensations qui entourent l’enfant dans ses premiers mois : le portage, la voix, l’odeur, le rythme, la chaleur. C’est dans cette enveloppe que se construit le sentiment de sécurité avant que le langage n’existe. Le corps en garde la trace, ce qui explique pourquoi le travail sur l’attachement ne peut pas être seulement verbal.

État naturel dans lequel l’attention se modifie, entre veille et sommeil, lors d’une rêverie, d’une absorption dans une activité. En hypnose conversationnelle, cet état est utilisé comme espace de travail thérapeutique.

L’ensemble des capacités cérébrales qui permettent de planifier, d’inhiber une impulsion, de maintenir son attention et de s’adapter au changement. Elles maturent lentement jusqu’à l’âge adulte. Chez l’enfant confronté à un trauma, elles sont souvent altérées, ce qui se confond facilement avec un trouble de l’apprentissage ou du comportement.

Hypnose Conversationnelle Stratégique et Intégrative. Méthode créée par Sandra Depasse et Bérangère Lhomme. Elle se structure en 3 niveaux : désensibilisation, reconstruction identitaire et travail psychocorporel. Marque déposée au BOIP.

Un état d’alerte permanent du système nerveux, qui continue de scruter le danger longtemps après qu’il a disparu. Elle se manifeste par des sursauts, des troubles du sommeil, une attention épuisante à l’environnement. Ce n’est pas de l’anxiété ordinaire mais une trace du trauma inscrite dans le corps.

Forme d’hypnose dans laquelle le patient parle, participe activement et garde le contrôle. Contrairement à l’hypnose classique de spectacle ou à l’hypnose directive, le patient n’est pas passif:  il est acteur de son processus thérapeutique.


L’identité qui se construit autour du trauma — quand le patient se définit par ce qui lui est arrivé plutôt que par ce qu’il est. Le niveau 2 de l’HyCSI® (Renaître à soi) travaille spécifiquement à déconstruire cette identité traumatique pour permettre au patient de retrouver une identité propre.

Un souvenir qui n’a pas pu être rangé comme les autres. Au lieu de devenir un récit daté et clos, il reste sous forme de perceptions sensorielles brutes, une odeur, une lumière, une sensation, qui se réactivent au présent comme si l’événement avait lieu maintenant.

Trois grandes organisations de la personnalité décrites par la psychopathologie. La névrose conserve le contact avec la réalité et se structure autour du conflit interne. La psychose se caractérise par une perte du contact avec la réalité partagée. L’état limite se situe entre les deux, marqué par l’instabilité relationnelle et la difficulté à réguler les émotions. Reconnaître ces organisations permet d’adapter le cadre et de savoir quand orienter vers un psychiatre.

Les différentes modalités sensorielles par lesquelles un souvenir traumatique est encodé et stocké : visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif. En HyCSI®, la désensibilisation se fait sur toutes ces perceptions. Aussi appelées « plaques sensibles de la mémoire » par analogie.

Voir « Dissociation protectrice ».

Un symptôme physique bien réel dont l’origine est en partie psychique. Une douleur, un eczéma ou un trouble digestif ne sont jamais imaginaires. Le corps exprime ce que la parole ne dit pas encore. En HyCSI®, le travail ne vise pas à faire taire le symptôme mais à comprendre ce qu’il protège.

Méthode créée par Gérald Brassine, enseignée à l’IMHEB. Les fondements du niveau 1 de l’HyCSI® s’inscrivent dans la lignée de la PTR. Sandra Depasse et Bérangère Lhomme se sont formées et ont enseigné à l’IMHEB pendant de très nombreuses années, en participant activement à l’évolution de la méthode.

Une colère légitime qui n’a pas pu s’exprimer au moment où elle aurait dû, et qui reste coupée de la conscience. Elle se manifeste alors autrement : par des passages à l’acte, des explosions sans rapport avec la situation, ou à l’inverse par une inhibition complète. Fréquente après un classement sans suite ou un acquittement.

Processus thérapeutique qui suit la désensibilisation. Quand le trauma est apaisé, il reste un vide: l’identité traumatique se dissout mais rien ne la remplace encore. Le niveau 2 de l’HyCSI® (Renaître à soi) accompagne cette reconstruction à travers les trois systèmes identitaires.

Le fait de revivre un souvenir traumatique avec la même intensité émotionnelle que lors de l’événement original. L’HyCSI® est spécifiquement conçue pour éviter toute reviviscence, c’est l’un de ses principes fondamentaux.

Mouvements involontaires et subtils du corps (clignements, micro-mouvements des doigts, déglutitions) qui indiquent un processus inconscient en cours. Le thérapeute formé en HyCSI® apprend à les repérer et à les utiliser dans le travail thérapeutique.

Le système nerveux qui régule les fonctions automatiques du corps (rythme cardiaque, respiration, digestion). Chez les personnes traumatisées, le SNA peut rester en état d’alerte permanent. Le niveau 3 de l’HyCSI® travaille spécifiquement à sa régulation.

Théorie développée par Stephen Porges qui décrit trois états du système nerveux autonome : l’engagement social (sécurité), la mobilisation (combat/fuite) et l’immobilisation (figement/sidération). Le niveau 3 de l’HyCSI® s’appuie sur cette compréhension pour le travail psychocorporel.

Distinction utilisée en HyCSI®. Le trauma chaud est un événement unique, violent et identifiable (accident, agression, catastrophe). Le trauma froid est un environnement chronique de souffrance (négligence, maltraitance répétée, carence affective). Les deux nécessitent des approches différentes.

Le traumatisme développé par un professionnel à force d’écouter les récits traumatiques d’autrui. Le cerveau ne distingue pas nettement ce qui a été vécu de ce qui a été représenté : le thérapeute peut développer cauchemars, évitements et hypervigilance. Il se distingue de la fatigue de compassion, qui naît de l’accumulation et non d’un récit précis.

Distinction complémentaire en HyCSI®. Les traumas en bosse sont ce qui est arrivé et n’aurait pas dû arriver (violence, agression, accident). Les traumas en creux sont ce qui n’est pas arrivé et aurait dû arriver (amour, protection, reconnaissance). Les traumas en creux sont souvent plus difficiles à identifier et à travailler.

Cadre utilisé dans le niveau 2 de l’HyCSI® pour la reconstruction identitaire : de soi à soi (qui suis-je quand je me regarde), de soi aux autres (qui suis-je dans mes relations), de soi au monde (quelle est ma place dans le monde).

Pour en savoir plus sur la méthode HyCSI® et ses fondements, consultez le site institutionnel.